Musiciens-1946
Tout savoir Harmonie
Jean Trésel (89 ans) vient d'être décoré. Il est entouré de ses arrière-petits- enfants.
Jean Trésel (cercle rouge).
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Effectif de l'Harmonie - 1er juillet 1946.

Défilé de l'Harmonie dans les années 1950.
Jean Trésel est au 2e rang (béret).

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Le 29 novembre 2014, lors de la messe de sainte-Cécile à Pont-à-Marcq, Jean Trésel a reçu la médaille d’honneur de la Fédération musicale de France pour 80 années de présence à l’Harmonie « Les Amis Réunis ». Cette distinction exceptionnelle récompense un musicien qui n’a jamais interrompu ses activités musicales au sein de l’Harmonie.
Jean a débuté la musique dans les années 30. Albert Balenghien, le cordonnier du village et proche voisin, avait l’habitude de venir boire du café à sa maison, et un jour il lui a proposé d’apprendre le solfège avec Maurice Liétard. Par la suite, il a appris le saxo. C’est Alphonse Spriet, en 1941 qui intègrera Jean à l’Harmonie en tant que saxo ténor. Et pendant 15 ans, il continuera à jouer de cet instrument. Il se perfectionnera avec Léon Delbecq, qui l’avait pris sous son aile, à raison de 3 jours par semaine.
Jean rappelle que pendant ces années-là, il n’y avait pas beaucoup de divertissements pour les jeunes du village. La musique, les différentes cérémonies et commémorations et les bals restaient les seules « distractions » proposées à la jeunesse… avec le foot !
Pendant la guerre, il participe aux concerts pour les prisonniers. Pour les jeunes musiciens (ils sont 25 à l’époque) Il y a 2 répétitions par semaine. L’orchestre se compose alors de trompettes, clarinettes et saxos, mais il n’y pas de flûtes. Le jour de Sainte-Cécile, traditionnellement un concert est donné devant la maison Périlliat, et madame Périlliat offre des bonbons aux jeunes musiciens.
Puis arrive la Libération. Des soldats anglais sont morts à Pont-à-Marcq. Il faut leur rendre hommage lors de leur enterrement. C’est ainsi que les musiciens se retrouvent pendant tout un samedi après-midi, chez François Wacrenier, pour apprendre à marcher au pas !
Le « métier » rentrant, il participe aux processions, aux défilés du 14 juillet et du 11 novembre, aux retraites aux flambeaux et aux bals.
Assemblée générale du 10 janvier 1948 : Jean Trésel est élu Commissaire de l’Harmonie (archiviste - il gérait le stock de partitions, il les classait, les réparait, les recollait…). Et depuis, il occupe encore (de manière plus informelle) cette fonction au sein de l’Harmonie.
Jean est reconnu dans le village comme un homme aux talents divers. Par exemple il a été surnommé « le médecin des cloches (de l’église) ». L’abbé Valemberg a fait souvent appel à ses services pour réparer le circuit électrique défaillant. Et puis c’était « le docteur des jouets ». Les enfants venaient le voir avec leurs jouets cassés et, ô bonheur, repartaient tout contents lorsque Jean les avait ressuscités ! L’Harmonie lui doit également de nombreuses réparations d’instruments de musique.
1963-1964 : MM. Wattel (marchand de chaussures), Lucien Derenoncourt et le docteur Six décident de reconstituer une école de musique sous la direction de Claude Wartel, tandis que Henri Liétard et Roger Darras ont reformé une clique. La municipalité a payé les costumes.
Louis Foulon, chef de musique (1970- 1974), reprend la suite avec Gérard Dequéant au solfège, et ils fondent l’orchestre junior avec l’école de musique.
Geneviève, la fille de Jean, est nommée responsable de l’école de musique en commission du 2 février 1974.
1974-1975, Guy Roussel reprend la direction de l’Harmonie.
Sous la présidence d’Olivier Suin, Fernand Copin prend la direction jusqu’en 1981.

Au poste de Président, se sont succédés depuis :
- Edmond Ville,
- Jean-Jacques Vichery,
- Christian Vandenbroucke,
- Marc Vandeville,
- Pascal Suin, secondé de deux directrices : Sylvie Foutry et Geneviève Dugast.

Jean a traversé toutes ces décennies en accumulant médailles (des 10, 20, 30, 40 ans, etc.) et récompenses diverses jusqu’à ce jour. Il a de nombreux amis musiciens dans les villages environnants (Cappelle, Templeuve, Mérignies, …) où il est toujours venu donner un coup de main lorsque c’était nécessaire. Il fait figure de musicien aguerri, fidèle à ses convictions, fidèle à la parole donnée, et témoigne d’une bonne humeur et d’une franchise telles qu’elles le rendent indispensable à l’harmonie « Les Amis Réunis » de Pont-à-Marcq.

Sous le signe de la clé de sol
et de la clé… à molette.